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THÈME OBLIGATOIRE COMMUNICATION NERVEUSE La consommation de cocaïne Document 1 : Une vaste étude dans dix villes du Vieux Continent confirme globalement que la consommation de cocaïne a augmenté au cours des trois dernières années dans toute l'Europe, que cet usage est souvent associé à l'alcool, qu'il accroît les comportements
THÈME OBLIGATOIRE COMMUNICATION NERVEUSE La consommation de cocaïne Document 1 : Une vaste étude dans dix villes du Vieux Continent confirme globalement que la consommation de cocaïne a augmenté au cours des trois dernières années dans toute l'Europe, que cet usage est souvent associé à l'alcool, qu'il accroît les comportements violents, que la criminalité liée à la consommation de cocaïne s'élève, avec pour corollaire l'augmentation du nombre de cocaïnomanes en prison. L'enquête souligne aussi que la proportion d'adolescents consommateurs s'élève, comme celle des femmes enceintes avec des conséquences sur le développement neurologique de l'enfant. La cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la fatigue pendant une ou deux heures, qui retombent pour faire place à un état anxieux, voire dépressif. «On se sent très bien, mais assez rapidement s'installe une dépendance importante, avec un besoin impérieux et envahissant d'en reprendre», précise le professeur Michel Reynaud (Centre des addictions, hôpital Paul-Brousse, Villejuif). D’après Martine Perez, le figaro.fr 15/10/2007 Document 2 : La dépendance est le fait de chercher à consommer une substance de façon compulsive sans égard aux conséquences négatives (sociales, psychologiques et physiologiques) de cette consommation. La dépendance semble se développer lorsqu'un usage répété de la substance modifie certains neurones du cerveau. On sait que les neurones libèrent des neurotransmetteurs pour communiquer entre eux. Les stimulants du système nerveux central (dont la cocaïne) augmentent le taux de trois neurotransmetteurs dans le cerveau : la dopamine, la norépinéphrine et la sérotonine. La dopamine. Elle est normalement libérée par les neurones pour activer les réflexes de satisfaction. L'excès de dopamine semble le principal problème de la dépendance, car les réflexes de satisfaction ne se déclenchent plus normalement dans le cerveau. La norépinéphrine. Normalement libérée en réponse au stress, elle provoque l'accélération du rythme cardiaque, l'élévation de la pression sanguine et d'autres symptômes ressemblant à ceux de l'hypertension. La sérotonine. La sérotonine participe à la régulation de l'humeur, de l’appétit et du sommeil. Les recherches récentes indiquent que les drogues génératrices de dépendance altèrent les fonctions cérébrales d'une manière qui persiste après que la personne ait cessé de consommer. Les difficultés de santé, de relations sociales et de travail qui accompagnent souvent l'abus de ces substances ne se terminent donc pas nécessairement à l'arrêt de la consommation. Les spécialistes voient la dépendance comme un problème chronique. Il semble que la cocaïne soit la drogue