Aperçu du sujet
PREMIÈRE PARTIE GÉOGRAPHIE Composition Le candidat traite l’un des deux sujets proposés. Sujet 1 – L’inégale intégration des territoires à la mondialisation Sujet 2 – Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales 18HGELMLR1 Page : 2/5 DEUXIÈME PARTIE HISTOIRE Etude critique de deux documents en histoire Le candidat traite UNE des
PREMIÈRE PARTIE GÉOGRAPHIE Composition Le candidat traite l’un des deux sujets proposés. Sujet 1 – L’inégale intégration des territoires à la mondialisation Sujet 2 – Japon-Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales 18HGELMLR1 Page : 2/5 DEUXIÈME PARTIE HISTOIRE Etude critique de deux documents en histoire Le candidat traite UNE des études critiques de documents Sujet - L’historien et les mémoires du génocide des juifs Consigne : montrez que les documents témoignent de l’évolution des mémoires du génocide des juifs en France. En vous appuyant sur le document 1, vous expliquerez le lien entre cette évolution et celle de la recherche historique. Document 1 : Interview de l’historienne Annette Wieviorka Le 27 janvier, chefs d'État et de gouvernement commémoreront le 60e anniversaire de la découverte du camp par les troupes soviétiques […]. Éternelle, inépuisable actualité d'Auschwitz. Notre monde demeure hanté par le souvenir de ce qui restera comme le plus grand crime de tous les temps. Et les historiens ne cessent d'interroger documents et témoins pour tenter de comprendre l’inconcevable. […] Le Nouvel Observateur (N.O.). [Au sortir de la guerre], quand on parle des déportés, on pense surtout aux résistants et aux politiques. […] Pourquoi cette cécité1 ? A. Wieviorka. Les déportés de la Résistance qui reviennent sont infiniment plus nombreux (40 000 environ, pour seulement 2 500 juifs). Certains sont des personnalités du monde politique d'avant-guerre ou font partie des élites de la République ; ils écrivent, interviennent dans la vie publique, créent des associations. […] Les survivants juifs sont le plus souvent des petites gens, tailleurs, casquettiers, parfois très jeunes, et confrontés à une absolue détresse : leurs familles ont été décimées, leurs maigres biens pillés, leurs logements occupés. Ils n'ont guère de moyens de se faire entendre. Dans notre société moderne, la parole des victimes est sacrée, la souffrance individuelle doit s'exprimer. Ce n'était pas le cas en 1945. La parole appartenait aux représentants d'associations structurées. Et l'heure était à la célébration des héros de la Résistance. […] Les rares travaux historiques menés jusque-là, grâce à la masse de documents rendus publics au moment de Nuremberg, ont eu peu d'écho. N.O. Vous voulez dire que les juifs eux-mêmes avaient refoulé Auschwitz ? A. Wieviorka. Refoulement n'est pas le mot. Le souvenir a toujours été présent dans les familles. Mais c'était une affaire privée. Dans l'après-guerre, la communauté juive elle-même ne met pas l'accent sur les temps de la