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Épreuve de PHILOSOPHIE du Baccalauréat général Épreuve écrite (4 heures) – 16 juin 2025 SESSION 2025 – Antilles - Guyane Le candidat traite, au choix, l’un des trois sujets suivants. Sujet 1 La technique nous fait-elle gagner du temps ? Sujet 2 Existe-t-il des vérités inutiles ? Sujet 3 Expliquer
Épreuve de PHILOSOPHIE du Baccalauréat général Épreuve écrite (4 heures) – 16 juin 2025 SESSION 2025 – Antilles - Guyane Le candidat traite, au choix, l’un des trois sujets suivants. Sujet 1 La technique nous fait-elle gagner du temps ? Sujet 2 Existe-t-il des vérités inutiles ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant : On admet, en effet, d’ordinaire que le plaisir est ce qui touche le plus près à notre humaine nature ; et c’est pourquoi dans l’éducation des jeunes gens, c’est par le plaisir et la peine qu’on les gouverne. On est également d’avis que pour former l’excellence du caractère, le facteur le plus important est de se plaire aux choses qu’il faut et de détester celles qui doivent l’être. En effet, plaisir et peine s’étendent tout au long de la vie, et sont d’un grand poids et d’une grande force pour la vertu comme pour la vie heureuse, puisqu’on élit ce qui est agréable et qu’on évite ce qui est pénible. Et les facteurs de cette importance ne doivent d’aucune façon, semblera-t-il, être passés sous silence, étant donné surtout le grand débat qui s’élève à leur sujet. Les uns, en effet, prétendent que le plaisir est le bien : d’autres, au contraire, qu’il est entièrement mauvais ; parmi ces derniers, certains sont sans doute persuadés qu’il en est réellement ainsi, tandis que d’autres pensent qu’il est préférable dans l’intérêt de notre vie morale de placer ouvertement le plaisir au nombre des choses mauvaises, même s’il n’en est rien : car la plupart des hommes ayant pour lui une forte inclination et étant esclaves de leurs plaisirs, il convient, disent-ils, de les mener dans la direction contraire, car ils atteindront ainsi le juste milieu. Mais il est à craindre que cette manière de voir ne soit pas exacte. En effet, quand il s’agit des sentiments et des actions, les arguments sont d’une crédibilité moindre que les faits, et ainsi lorsqu’ils sont en désaccord avec les données de la perception ils sont rejetés avec mépris et entraînent la vérité dans leur ruine. Car, une fois qu’on s’est aperçu que le contempteur du plaisir1 y a lui-même tendance, son inclination au plaisir semble bien indiquer que tout plaisir est digne d’être poursuivi. ARISTOTE, Éthique à Nicomaque (IVe av. J.-C.) 1 « le contempteur du plaisir » : celui qui méprise le plaisir. 25-PHGEAG1 Sujet retranscrit par www.sujetdebac.fr Page 1 sur