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Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants. Sujet 1 L’art n’est-il qu’un loisir ? Sujet 2 A-t-on à se libérer du passé ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant : Mis à part ceux qu’un naturel divin dégoûte de l’injustice ou encore que l’emprise d’un savoir tient
Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants. Sujet 1 L’art n’est-il qu’un loisir ? Sujet 2 A-t-on à se libérer du passé ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant : Mis à part ceux qu’un naturel divin dégoûte de l’injustice ou encore que l’emprise d’un savoir tient éloignés d’elle, il ne se trouve personne parmi les autres qui soit juste de son plein gré ; et si l’on blâme l’injustice, c’est que le manque de courage, la vieillesse, ou quelque autre faiblesse rend impuissant à la commettre. Qu’il en aille ainsi, c’est clair. Car le premier parmi ceux qui se trouvent dans cette situation, lui en donne-t-on le moyen, sera le premier à commettre l’injustice, et cela autant qu’il en sera capable. Et la cause de tout cela n’est rien d’autre que ce qui a motivé tout notre discours, mon frère et moi, en nous adressant à toi, Socrate, pour te dire : « Ô mon merveilleux ami, parmi vous tous qui vous présentez comme les propagateurs de la justice, en commençant par les héros des temps anciens dont les paroles nous ont été conservées jusqu’à ce jour, personne n’a jamais blâmé l’injustice ou loué la justice pour d’autres raisons que pour les réputations, les honneurs et les gratifications qui en découlent. Ce qu’elles réalisent chacune d’elles, par leur efficacité propre dans l’âme où elles sont présentes, cachées aux yeux des dieux et des hommes, personne jamais, ni dans le langage poétique ni dans la langue ordinaire, n’a démontré de manière adéquate que l’une est le plus grand des maux que l’âme renferme en elle-même, et que la justice en revanche est le plus grand bien. Si, en effet, dès le point de départ, vous vous entendiez tous à nous parler de cette manière et si vous nous en persuadiez dès l’enfance, nous ne chercherions pas à nous garder les uns les autres de commettre l’injustice, mais chacun serait pour lui-même son propre gardien, dans la crainte de cohabiter avec le plus grand des maux s’il en venait à commettre l’injustice. » PLATON, La République (IVe av. J.-C.) 25-PHGENC1 Page : 2/2