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PREMIÈRE PARTIE Composition de géographie Le candidat traite l’un des deux sujets suivants : Sujet 1 : La mondialisation : acteurs, flux, débats Sujet 2 : Le continent américain : entre tensions et intégrations régionales 19HGSCNC3 Page 2/5 DEUXIÈME PARTIE Analyse de documents en histoire Vous traiterez au choix l’un
PREMIÈRE PARTIE Composition de géographie Le candidat traite l’un des deux sujets suivants : Sujet 1 : La mondialisation : acteurs, flux, débats Sujet 2 : Le continent américain : entre tensions et intégrations régionales 19HGSCNC3 Page 2/5 DEUXIÈME PARTIE Analyse de documents en histoire Vous traiterez au choix l’un des deux sujets suivants : Sujet 1 : Les mémoires : lecture historique. L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France Consigne : En vous appuyant sur le document et vos connaissances, vous montrerez comment la mémoire se construit et évolue. Vous expliquerez aussi la différence entre le rôle de l'historien et celui du témoin. Document : Hommage de l’historien Henry Rousso à Simone Veil À compter de la fin des années 1970, Simone Veil a joué un rôle décisif pour faire émerger une mémoire de la Shoah et la faire reconnaître au plus haut niveau, alors que le débat sur les responsabilités françaises dans l'extermination des Juifs s'installe dans l'espace public. Toutefois, dans un contexte marqué par la critique volontiers dénonciatrice du comportement de la France et des Français durant l'Occupation, elle préfère défendre une autre vision des choses […]. On le sait, elle manifeste alors une franche hostilité, qu'elle a assumée jusqu'au bout, à l'égard du film de Marcel Ophüls, Le Chagrin et la Pitié […], elle l'a fait pour défendre le souvenir des Justes, ceux qui ont contribué à sauver nombre de Juifs sous l'Occupation : grâce à elle, ils ont fini par trouver leur place dans la mémoire nationale avec la panthéonisation de janvier 2007, dont elle est à l'origine. […] Dans les années 1980, […] en parallèle au travail militant et judiciaire de Serge et Beate Klarsfeld, aux témoignages qui se succèdent, aux films et romans de plus en plus nombreux sur le sujet, le monde académique1 français s'investit dans le champ de l'histoire et de la mémoire du nazisme […]. Les maîtres d'œuvre2 ont privilégié le travail des historiens plutôt que la parole des témoins. […] Simone Veil s'indigna de cette situation […]. Elle ne pouvait évidemment admettre cette séparation des statuts entre témoins et historiens, elle qui défendait précisément l'idée que la parole des premiers devait retrouver toute sa légitimité. […] Pourtant, quelques mois plus tard, […] Simone Veil me fit part de l'évolution de son état d'esprit […]. Quelle que soit la nécessité des témoignages, le travail historique devait