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PREMIÈRE PARTIE COMPOSITION D’HISTOIRE Le candidat traite UNE des deux compositions proposées au choix : COMPOSITION 1 La guerre froide, conflit idéologique, conflit de puissances. COMPOSITION 2 La croissance économique et ses différentes phases depuis 1850. 14HGSCPO1 2/5 DEUXIÈME PARTIE Le candidat traite les DEUX exercices proposés. Exercice A -
PREMIÈRE PARTIE COMPOSITION D’HISTOIRE Le candidat traite UNE des deux compositions proposées au choix : COMPOSITION 1 La guerre froide, conflit idéologique, conflit de puissances. COMPOSITION 2 La croissance économique et ses différentes phases depuis 1850. 14HGSCPO1 2/5 DEUXIÈME PARTIE Le candidat traite les DEUX exercices proposés. Exercice A - Analyse de deux documents en histoire Consigne : Montrez que ces documents témoignent de l’enracinement de la République et de ses limites à la fin du XIXème siècle. Document 1 : une représentation d’un défilé pour le centenaire de la République, 22 septembre 1892. Lithographie anonyme. Paris Musée Carnavalet. Cliché Roger-Viollet. 14HGSCPO1 3/5 Document 2 : l’attentat anarchiste du 9 décembre 1893 à l’Assemblée nationale relaté par le Petit Journal. « EXPLOSION D’UNE BOMBE A LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS, QUATRE-VINGTS BLESSÉS Un attentat anarchiste, dont la nouvelle provoquera dans le pays entier un mouvement d’indignation, a été commis hier à la Chambre des députés. Au moment où la Chambre des députés s’occupait de l’élection de M. Mirman, à quatre heures dix, une formidable détonation a tout à coup retenti, pendant qu’un épais nuage de fumée se répandait dans la salle des séances. Une bombe venait d’éclater […] Dans la salle, à travers la fumée, on voit le président, M. Dupuy, debout, très calme, très digne, donnant l’exemple du sang-froid qu’il recommande de la voix et du geste, en engageant ses collègues à demeurer à leurs places. Au milieu du silence qui se rétablit presque instantanément, on entend M. Dupuy disant : « Messieurs, la séance continue. (Vifs applaudissements sur tous les bancs.) Il est de la dignité de la Chambre et de la République que de pareils attentats, d’où qu’ils viennent et dont, d’ailleurs, nous ne connaissons pas la cause, ne troublent pas des législateurs » (Applaudissements prolongés.) […] M. Casimir-Perier monte alors à la tribune. Un vif mouvement d’attention se fait. M. Casimir-Perier, président du Conseil. « La Chambre comprendra avec quel sentiment de tristesse je monte en ce moment à la tribune. Je la remercie, je la félicite d’avoir écouté la voix de son président et d’avoir poursuivi avec calme et dignité sa délibération […] La Chambre a fait son devoir, le Gouvernement fera le sien. (Applaudissements.) Il est responsable de l’ordre public et il ne faillira pas à son devoir. (Nouveaux applaudissements.) Il y a dans ce pays des lois qui protègent la société ; elles sont