Aperçu du sujet
Sujet n° 1 Le souci de l’ordre est-il une menace ou une garantie pour le citoyen ? Sujet n° 2 Une technique est-elle bonne parce qu’elle est efficace ? Sujet n° 3 Expliquer le texte suivant : L’âme commande au corps, et elle est immédiatement obéie. L’âme se commande à
Sujet n° 1 Le souci de l’ordre est-il une menace ou une garantie pour le citoyen ? Sujet n° 2 Une technique est-elle bonne parce qu’elle est efficace ? Sujet n° 3 Expliquer le texte suivant : L’âme commande au corps, et elle est immédiatement obéie. L’âme se commande à elle- même, et elle rencontre une résistance. L’âme commande à la main de remuer, et la chose se fait si facilement que c’est à peine si l’on peut distinguer l’ordre de son exécution. Et pourtant l’âme est âme, la main est corps. L’âme commande de vouloir à l’âme, c’est-à-dire à soi-même, et elle n’agit pas. D’où vient ce prodige ? Quelle en est la cause ? Elle lui commande, dis-je, de vouloir ; elle ne commanderait pas si elle ne voulait pas, et ce qu’elle commande ne s’exécute point. C’est qu’elle ne veut pas totalement ; aussi ne commande-t-elle pas totalement. Elle ne commande que dans la mesure où elle veut, et la défaillance de l’exécution est en relation directe avec la défaillance de sa volonté, puisque la volonté appelle à l’être une volonté qui n’est pas autre chose qu’elle-même. Donc elle ne commande pas pleinement : voilà pourquoi son ordre ne s’exécute pas. Si elle se mettait tout entière dans son commandement, elle n’aurait pas besoin de se commander d’être, elle serait déjà. Cette volonté partagée qui veut à moitié, et à moitié ne veut pas, n’est donc nullement un prodige : c’est une maladie de l’âme. La vérité la soulève sans réussir à la redresser complètement, parce que l’habitude pèse sur elle de tout son poids. Il y a donc deux volontés, dont aucune n’est complète, et ce qui manque à l’une, l’autre le possède. SAINT AUGUSTIN, Les Confessions. La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question. 11PHSCPO page 2/2