Aperçu du sujet
Sujet 1 : Peut-on aimer une œuvre d’art sans la comprendre ? Sujet 2 : Est-ce à la loi de décider de mon bonheur ? Sujet 3 : Lorsque, dans les matières qui se fondent sur l’expérience et le témoignage, nous bâtissons notre connaissance sur l’autorité d’autrui, nous ne nous
Sujet 1 : Peut-on aimer une œuvre d’art sans la comprendre ? Sujet 2 : Est-ce à la loi de décider de mon bonheur ? Sujet 3 : Lorsque, dans les matières qui se fondent sur l’expérience et le témoignage, nous bâtissons notre connaissance sur l’autorité d’autrui, nous ne nous rendons ainsi coupables d’aucun préjugé ; car, dans ce genre de choses, puisque nous ne pouvons faire nous-mêmes l’expérience de tout ni le comprendre par notre propre intelligence, il faut bien que l’autorité de la personne soit le fondement de nos jugements. – Mais lorsque nous faisons de l’autorité d’autrui le fondement de notre assentiment* à l’égard de connaissances rationnelles, alors nous admettons ces connaissances comme simple préjugé. Car c’est de façon anonyme que valent les vérités rationnelles ; il ne s’agit pas alors de demander : qui a dit cela ? mais bien qu’a-t-il dit ? Peu importe si une connaissance a une noble origine ; le penchant à suivre l’autorité des grands hommes n’en est pas moins très répandu tant à cause de la faiblesse des lumières personnelles que par désir d’imiter ce qui nous est présenté comme grand. KANT * donner son assentiment : approuver et tenir pour vrai. Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble. 1. a) Le texte est construit à partir d’une distinction. A quelle thèse conduit-elle ? b) Analysez les étapes de l’argumentation. 2. Expliquez : a) « nous ne nous rendons ainsi coupables d’aucun préjugé » et « alors nous admettons ces connaissances comme simple préjugé » b) « c’est de façon anonyme que valent les vérités rationnelles » 3. Quand on cherche la vérité, faut-il rejeter l’autorité d’autrui ? Bac 2008 – Série STG – Philosophie – Métropole www.sujetdebac.fr 8PHTEME1