Aperçu du sujet
Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants Sujet 1 La relation entre l’humanité et la nature implique-t-elle un rapport de domination ? Sujet 2 Peut-on se passer d’art ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant : Tous les moyens que l’éloge et le blâme, et non pas
Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants Sujet 1 La relation entre l’humanité et la nature implique-t-elle un rapport de domination ? Sujet 2 Peut-on se passer d’art ? Sujet 3 Expliquer le texte suivant : Tous les moyens que l’éloge et le blâme, et non pas la loi, ont de rendre les individus plus dociles et mieux disposés à l’égard des lois futures, voilà ce dont nous devons traiter. C’est bien la vérité qui vient en tête de tous les biens, pour les dieux comme pour les hommes. Puisse-t-il dès le point de départ avoir part à la vérité celui qui tend à parvenir à la félicité1 et au bonheur, afin de vivre le plus longtemps possible dans la vérité. Car cet homme inspire confiance, alors que l’homme qui tend à mentir de son plein gré n’en inspire pas et que celui qui tend à mentir sans l’avoir souhaité, celui-là est dépourvu de raison. Aucune de ces deux catégories n’est enviable. Il est en effet privé d’ami celui en qui on n’a pas confiance ou qui est insensé, et à mesure que le temps qui passe le fait connaître, il se prépare pour la dure vieillesse un isolement complet à la fin de sa vie ; de sorte que sa vie sera presque pareillement privée de partenaires et d’enfants, que ceux-ci soient vivants ou morts. À plus forte raison, il mérite qu’on lui décerne des honneurs celui qui n’est coupable d’aucune injustice, mais celui qui ne laisse pas les gens injustes commettre d’injustice, celui-là mérite plus que deux fois plus que le précédent qu’on lui décerne des honneurs. Car le premier ne vaut qu’un homme, alors que le second vaut un grand nombre d’autres hommes, puisqu’il signale aux magistrats l’injustice des autres. Et celui qui, dans la mesure de ses forces, aide les magistrats à réprimer le désordre, qu’on lui décerne le titre de grand homme, d’homme accompli dans la cité, de vainqueur pour son excellence. C’est bien cette même louange qu’il faut aussi décerner à la tempérance2 et à la réflexion, ainsi qu’à tous les autres biens dont la possession permet non seulement de les avoir pour soi, mais également de les partager avec autrui. Platon, Les Lois (Vème siècle av. J.-C.) 1 « Félicité » : joie parfaite 2 « La tempérance » : la modération des désirs 24-PHTEIN1 Page 2 sur 3 Rédaction