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Objet d'étude Les réécritures Le sujet comprend : Texte A – Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie (1788) Texte B – Villiers de l’Isle-Adam, Contes cruels, « Virginie et Paul », nouvelle intégrale (1883) Page 2 sur 8 10.FRLI.ME3LR3 TEXTE A – Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie Paul et
Objet d'étude Les réécritures Le sujet comprend : Texte A – Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie (1788) Texte B – Villiers de l’Isle-Adam, Contes cruels, « Virginie et Paul », nouvelle intégrale (1883) Page 2 sur 8 10.FRLI.ME3LR3 TEXTE A – Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie Paul et Virginie ont été élevés comme frère et sœur dans l’IIe de France – de nos jours l’Ile Maurice – et, au fur et à mesure des années, leur douce amitié s’est transformée en amour. Mais Madame de la Tour décide un beau jour de répondre favorablement à la requête d’une vieille tante qui lui demande d’envoyer Virginie, sa fille, en France pour y faire ses études. Le narrateur de cette histoire est un vieillard, dernier survivant des événements. Paul lui dit : « Mademoiselle, vous partez, dit-on, dans trois jours. Vous ne craignez pas de vous exposer aux dangers de la mer… de la mer, dont vous êtes si effrayée ! – Il faut, répondit Virginie, que j’obéisse à mes parents, à mon devoir. – Vous nous quittez, reprit Paul, pour une parente éloignée que vous n’avez jamais 5 vue ! – Hélas ! dit Virginie, je voulais rester ici toute ma vie ; ma mère ne l’a pas voulu. Mon confesseur m’a dit que la volonté de Dieu était que je partisse ; que la vie était une épreuve… Oh ! c’est une épreuve bien dure ! » « – Quoi, repartit Paul, tant de raisons vous ont décidée, et aucune ne vous a retenue ! Ah ! il en est encore que vous ne me dites pas. La richesse a de grands 10 attraits. Vous trouverez bientôt, dans un nouveau monde, à qui donner le nom de frère, que vous ne me donnez plus. Vous le choisirez, ce frère, parmi des gens dignes de vous par une naissance et une fortune que je ne peux vous offrir. Mais, pour être plus heureuse, où voulez-vous aller ? Dans quelle terre aborderez-vous qui vous soit plus chère que celle où vous êtes née ? Où formerez-vous une société plus 15 aimable que celle qui vous aime ? Comment vivrez-vous sans les caresses de votre mère, auxquelles vous êtes si accoutumée ? Que deviendra-t-elle elle-même, déjà sur l’âge, lorsqu’elle ne vous verra plus à ses côtés, à la table, dans la maison, à la promenade où elle s’appuyait sur vous ?