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Le candidat traitera un sujet de dissertation au choix parmi les sujets 1 et 2 ET une étude critique de documents au choix parmi les études 1 et 2. Il précisera sur la copie les numéros de sujets choisis pour la dissertation et l’étude critique de documents. Dissertation 1 Peut-on
Le candidat traitera un sujet de dissertation au choix parmi les sujets 1 et 2 ET une étude critique de documents au choix parmi les études 1 et 2. Il précisera sur la copie les numéros de sujets choisis pour la dissertation et l’étude critique de documents. Dissertation 1 Peut-on parler d’un nouveau rapport des sociétés à leurs milieux à partir du XIXe siècle ? Dissertation 2 Quels rôles jouent les États dans l’élaboration et la protection des connaissances ? 21-HGGSPJ1ME3 Page : 2/7 Le candidat traitera une étude critique de documents au choix parmi les études 1 et 2. Étude critique de documents 1 : La complexité de la construction de la paix En analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, mettez en évidence les acteurs, les moyens et les difficultés pour construire la paix. Document 1 Jusqu’à la fin, les opérations militaires portèrent de l’ombre aux négociations de paix. « En hiver, nous négocions ; en été nous combattons » affirmait l’un des négociateurs. Jusqu’au bout, Mazarin continua cet effort de guerre pour obtenir une paix avantageuse. Jusqu’au traité, il joua la carte de l’alliance suédoise. Les négociateurs furent nombreux en Westphalie avec 194 souverainetés représentées. Âgés en moyenne de 45 à 49 ans, 40% d’entre eux avaient déjà une expérience diplomatique. Parmi les négociateurs, nombreux étaient des juristes de profession : d’où le goût du plaidoyer, de l’argutie1 juridique, de la procédure écrite, de la prudence aussi. Les discussions furent lentes en raison de l’éclatement [des discussions] en deux villes et des correspondances difficiles avec les souverains. À cela s’ajoutait le poids des fausses nouvelles, des lettres interceptées, des révélations de l’espionnage. Le congrès fut néanmoins l’occasion d’un immense travail de réflexion et de proposition. Prenons l’exemple de la France. La décision politique était soumise à des contraintes qui n’étaient pas seulement formelles. Mazarin était le chef d’orchestre de la diplomatie française, mais il rendait compte de ses plans au conseil, à la régente – elle n’approuva pas sa politique, semble-t-il, à l’égard des propositions d’Espagne en 1647 – et aux princes de la famille royale. Le dialogue entre la diplomatie royale et ses négociateurs avait aussi ses vertus : de Paris, un courrier tous les dix jours faisait le point sur la position française, avec des commentaires du secrétaire d’État Brienne, revus par Mazarin ; de Westphalie arrivaient les avis