Aperçu du sujet
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2 Il précisera sur sa copie le numéro du sujet choisi pour la dissertation Dissertation n°1 Les sociétés et leur environnement : des relations anciennes et complexes. Dissertation n°2 Les océans et l’espace : quelles coopérations
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2 Il précisera sur sa copie le numéro du sujet choisi pour la dissertation Dissertation n°1 Les sociétés et leur environnement : des relations anciennes et complexes. Dissertation n°2 Les océans et l’espace : quelles coopérations internationales ? 22-HGGSPJ1JA1 2/4 Le candidat traite l’étude critique de document(s) suivante Etude critique de document(s) : « Violence et diversité des acteurs au Moyen-Orient » Consigne : En analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, répondez à la question suivante : Comment la diversité des acteurs contribue-t-elle à la permanence de la violence et de la guerre au Moyen-Orient ? Document 1 : « Tout se passe comme si on avait, au Moyen-Orient, un répertoire de la diversité des formes de violence interne et internationale, avec une créativité sans égale. Cela vaut aussi bien pour la diversité des conflits que pour la galaxie des combattants et pour la convergence des multiples facteurs qui conduisent à la violence. D’autres régions ont pu connaître des dérives comparables, l’ex-Yougoslavie, par exemple, mais pas de façon aussi durable, répétitive, cumulative. Pour la diversité des formes de violence, sans prétendre à l’exhaustivité, peuvent être distingués les conflits entre États, les conflits interétatiques qui ont un impact extérieur, les interventions internationales, les actions meurtrières provenant d’entités non étatiques ou dirigées contre elles, voire contre des individus […]. La galaxie des combattants correspond à cette diversité […]. Aux armées régulières s’ajoutent la présence et l’action fréquente de milices, de forces paramilitaires curieusement dénommées « sociétés militaires privées » là où il ne s’agit que de mercenaires. On parle parfois de « privatisation » de la guerre là où il s’agit plutôt de gestion privée puisque ces groupes agissent à la demande et pour le compte d’États. Des forces spéciales interviennent souvent dans les conflits de façon semi- clandestine. Les services de renseignement participent souvent de façon couverte aux diverses formes de violence, surtout pour la répression interne. De façon plus bénigne, les forces de la paix incarnées par les Casques bleus n’ont qu’un rôle tout à fait marginal, et la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)1 fait exception. Quant au terrorisme, il semble être une spécialité de la région, qui est en outre une grande exportatrice. Cette galaxie conduit à relativiser fortement la distinction entre militaires et civils,