Aperçu du sujet
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2 Il précisera sur la copie les numéros de sujets choisis pour la dissertation PREMIÈRE PARTIE Dissertation 1 : La Chine, acteur majeur des nouveaux espaces de conquête ? Dissertation 2 : Les États-Unis, protecteurs de
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2 Il précisera sur la copie les numéros de sujets choisis pour la dissertation PREMIÈRE PARTIE Dissertation 1 : La Chine, acteur majeur des nouveaux espaces de conquête ? Dissertation 2 : Les États-Unis, protecteurs de l’environnement ? 22-HGGSPJ2NC1 Page 2 sur 4 22-HGGSPJ2NC1 DEUXIÈME PARTIE Le candidat traite l’étude critique de document(s) suivante Étude critique de documents : Juger les crimes de masse. Consigne : En analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, expliquez la création des tribunaux spécifiques pour juger les crimes de masse. DOCUMENT 1 : « L’accent mis sur le volet judiciaire de la réconciliation nationale au Rwanda après le génocide ressort d’un double impératif, à la fois juridique et historique. En effet, la nature même du crime commande une réponse de type judiciaire dont témoigne, à l’échelle internationale, la mise en place du TPIR en novembre 1994. Ce dernier est chargé de poursuivre et juger les principaux instigateurs du génocide et c’est pourquoi son activité demeure marginale au regard de la masse des exécutants impliqués dans le génocide. Son impact sur la réconciliation nationale est également sujet à caution dans la mesure où son travail est peu connu au Rwanda. Le travail du TPIR, dont les compétences sont réduites à la poursuite et au jugement des grands responsables politiques, militaires ou médiatiques, interfère peu sur les activités des tribunaux gacaca. Enfin, le TPIR voit son intérêt décroître à mesure que le terme de son mandat approche à la fin de cette année. D’autre part, l’une des justifications qui préside à la mise en place des juridictions gacaca réside dans la volonté affichée d’éradiquer la « culture de l’impunité ». La loi du 20 mai 1963 est éclairante de ce point de vue. Elle octroie l’amnistie à tous les auteurs des crimes commis en 1959 et présente les massacres commis contre les Tutsi comme un événement fondamental dans la lutte pour l’indépendance du pays. Il s’agit ici de l’acte fondateur d’une « culture de l’impunité » nourrie dès l’indépendance et qui perdure jusqu’au génocide de 1994, sous des formes plus ou moins atténuées. Ainsi, la mise en place des juridictions gacaca vient rompre avec des pratiques tendant à légitimer les massacres. C’est d’ailleurs un leitmotiv qui ressort de propos tenus tant par les prisonniers, les rescapés