Aperçu du sujet
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2. Il précisera sur la copie le numéro de sujet choisi pour la dissertation. Dissertation 1 Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations. Dissertation 2 Le patrimoine, enjeu de tensions entre différents acteurs.
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2. Il précisera sur la copie le numéro de sujet choisi pour la dissertation. Dissertation 1 Les acteurs de la conquête spatiale, entre rivalités et coopérations. Dissertation 2 Le patrimoine, enjeu de tensions entre différents acteurs. 25-HGGSPJ1JA1 2/4 Étude critique de documents - Histoire et mémoires Consigne - En analysant les documents, en les confrontant et en vous appuyant sur vos connaissances, vous montrerez l’évolution du jugement des crimes de masse et génocides depuis Nuremberg. Document 1 De 1994 à 2001, tant le TPIR1 que les instances rwandaises ont mis en place des systèmes de justice répondant à l’immense défi que présentait l’assassinat d’un million de femmes, d’hommes et d’enfants en trois mois. Durant cette phase expérimentale, le Rwanda adopta une loi sur le génocide en 1996 et commença à réfléchir à un modèle alternatif pour pallier l’arriéré judiciaire2 gigantesque qui se profilait déjà. C’est ce modèle qu’on appelle juridictions gacaca […]. Lorsque ces tribunaux de proximité « sur le gazon » ouvrirent leurs portes en 2001 (d’abord de façon expérimentale), le Rwanda entra dans une phase judiciaire d’une intensité sans précédent. Durant cette deuxième phase de procès, plus d’un million de dossiers furent ouverts, traitant les crimes les plus graves mais aussi les pillages de biens. Cette phase s’est achevée en 2012 avec la fermeture de ces instances qui, comme le TPIR, avaient été créées pour répondre à une situation exceptionnelle. […] Pour autant, dans la troisième phase, des poursuites restent possibles devant les différentes instances nationales, au Rwanda et en Europe. Les tribunaux européens (principalement des cours d’assises) ont en effet fondé une partie de leur action judiciaire sur la compétence universelle, dispositif qui leur permet de juger des violations graves du droit international, où qu’elles aient été perpétrées et quelle que soit la nationalité des auteurs et des victimes. Ces trente dernières années, la justice et les historiens ont travaillé en parallèle. Parfois, leurs trajectoires se sont croisées. L’histoire du génocide a été écrite en même temps que les premières enquêtes judiciaires débutaient, dès l’été 1994, et à l’ombre des premiers procès, dès 1996. Les premiers historiens et anthropologues qui se sont emparés du sujet étaient aussi ceux qui avaient vécu l’évènement, de près ou de loin, rwandais ou étrangers. […] D’autre part les premières archives produites par le TPIR ont été mobilisées