Aperçu du sujet
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2 Il précisera sur la copie le numéro de sujet choisi pour la dissertation PREMIÈRE PARTIE Dissertation 1 : Mers et océans : des espaces d’affrontements et de coopérations Dissertation 2 : Pourquoi est-il difficile de
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2 Il précisera sur la copie le numéro de sujet choisi pour la dissertation PREMIÈRE PARTIE Dissertation 1 : Mers et océans : des espaces d’affrontements et de coopérations Dissertation 2 : Pourquoi est-il difficile de conserver le patrimoine ? 25-HGGSPJ1NC1 Page 2 sur 4 DEUXIÈME PARTIE Le candidat traite l’étude critique de document suivante Étude critique de document : L’historien et les mémoires de la guerre d’Algérie Consigne : En analysant le document et en vous appuyant sur vos connaissances, répondez à la question suivante : pourquoi le travail des historiens de la guerre d’Algérie rencontre-t-il des difficultés ? DOCUMENT : L’historien Benjamin Stora a remis le 20 janvier 2021 au président français, Emmanuel Macron, un rapport sur la réconciliation mémorielle autour de la colonisation et de la guerre d’Algérie. « De 1974 à 1990, j’ai travaillé sur les archives, établi des faits, écrit des livres classiques d’histoire de l’Algérie coloniale, de la guerre d’Algérie, de l’immigration. Et, à un moment de mon activité universitaire, je me suis dit : « Pourquoi la mémoire des différents groupes saigne-t-elle toujours en dépit de cette masse de savoir académique ? ». Il y avait un problème dans les représentations, dans les imaginaires. C’est ainsi que je me suis mis à basculer, dans les années 1990-2000, sur le travail de mémoire. Des historiens me l’ont d’ailleurs reproché à l’époque, mais c’est un peu le parcours de Pierre Nora, avec ses Lieux de mémoire (1984), et d’Henry Rousso, dont l’ouvrage Le Syndrome de Vichy (1987) m’a ouvert la voie. […] En Algérie, l’accumulation du savoir académique et des récits historiques reste encore problématique. Les travaux de l’historien Mohammed Harbi, par exemple, n’ont été diffusés en Algérie qu’il y a une quinzaine d’années. […] Aujourd’hui encore, les Algériens attendent la production d’un savoir historique. Ils veulent connaître la vérité sur cette histoire qui leur appartient en propre. À la demande d’Emmanuel Macron, je me suis engagé dans un travail de restitution des mémoires – françaises essentiellement – pour pouvoir les comprendre et pour qu’elles se décloisonnent. Mais le problème en Algérie n’est pas seulement celui de la restitution des mémoires, c’est aussi celui de la construction d’un savoir historique qui soit autonome par rapport à l’État. On se trouve là face à un autre problème : comment les Algériens peuvent-ils