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SUJET 1 David Thoreau, écrivain et philosophie américain, a développé une critique de la civilisation urbaine et industrielle. Il a aussi choisi, à un certain moment de sa vie, de se retirer au fond des bois. Chacun doit trouver en lui-même son propre rythme, et c’est la vérité. Le jour
SUJET 1 David Thoreau, écrivain et philosophie américain, a développé une critique de la civilisation urbaine et industrielle. Il a aussi choisi, à un certain moment de sa vie, de se retirer au fond des bois. Chacun doit trouver en lui-même son propre rythme, et c’est la vérité. Le jour naturel est très calme et il ne reprochera jamais à quiconque son indolence. Mon mode de vie me fournissait du moins cet avantage sur ceux qui étaient contraints d’aller chercher ailleurs leurs distractions, dans la société et au théâtre, car ma vie elle-même était devenue ma distraction et elle ne cessait jamais de se renouveler. C’était un drame aux nombreuses scènes, et sans fin. Si vraiment nous trouvions toujours de quoi vivre et réglions sans cesse notre existence selon la dernière et meilleure façon que nous avons apprise, jamais nous ne connaîtrions l’ennui. Suivez votre génie d’assez près, il ne manquera pas de vous montrer à chaque heure une perspective inédite. Les tâches domestiques étaient un agréable passe-temps. Quand mon sol était sale, je me levais de bonne heure, j’installais tout mon mobilier dehors sur l’herbe, le lit et la literie en vrac, je jetais de l’eau sur mon plancher, j’y répandais du sable blanc venant du lac, puis je le frottais avec un balai pour le rendre propre et immaculé ; et à l’heure où les villageois prenaient leur petit-déjeuner, le soleil du matin avait suffisamment séché ma maison pour me permettre d’y réemménager, et c’est à peine si mes méditations s’en trouvaient interrompues. J’avais plaisir à voir tous mes meubles et mes objets dehors dans l’herbe, faisant un petit tas comme le ballot d’un bohémien, et ma table à trois pieds d’où je n’ôtais pas les livres, la plume et l’encrier, dressée parmi les pins et les hickories1. Ils semblaient heureux de prendre l’air, et presque réticents à l’idée de réintégrer leur décor initial. Parfois, j’avais envie d’installer un auvent au-dessus d’eux et de m’asseoir dessous. Cela valait vraiment la peine de voir le soleil briller sur toutes ces choses et d’entendre le vent souffler librement sur elles ; nos objets les plus familiers semblent tellement plus intéressants quand ils sont dehors que dans la maison. Un oiseau est perché sur la branche toute proche, l’immortelle pousse sur la table et les ronces s’enroulent autour de ses pieds ; les pommes de pin, les bogues de châtaignes et