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Le syndrome de Wiskott-Aldrich Le syndrome de Wiskott-Aldrich (WAS) est une immunodéficience primaire touchant les lymphocytes B et T, ainsi que les thrombocytes. Cette maladie a été décrite pour la première fois en 1937 par le Docteur Wiskott au travers du cas de trois frères présentant une faible concentration plaquettaire,
Le syndrome de Wiskott-Aldrich Le syndrome de Wiskott-Aldrich (WAS) est une immunodéficience primaire touchant les lymphocytes B et T, ainsi que les thrombocytes. Cette maladie a été décrite pour la première fois en 1937 par le Docteur Wiskott au travers du cas de trois frères présentant une faible concentration plaquettaire, une diarrhée sanglante, de l'eczéma et des infections ORL récurrentes. Dix-sept ans plus tard, en 1954, le Docteur Aldrich a montré que ce syndrome était d’origine génétique. Dans sa forme classique, les signes cliniques du WAS sont les suivants : - tendance accrue aux saignements à cause du faible nombre de thrombocytes ; - des infections récurrentes d’origine bactérienne ou virale ; - de l’eczéma. 1ère partie : Le syndrome de Wiskott-Aldrich, une maladie génétique Ce syndrome est provoqué par des mutations au niveau du gène was qui permet la production d’une protéine appelée WAS. Le document 1 présente une portion de séquence de la forme non mutée du gène was (document 1-A) et d’une forme mutée de ce même gène (document 1-B). 1. Conséquences d’une mutation 1.1 A partir du document 1 et du document 2 (tableau du code génétique), déterminer la séquence peptidique correspondant à la portion du gène was normal. Justifier la démarche employée. 1.2 Déterminer la séquence peptidique correspondant à la portion de l’allèle muté. 1.3 Expliquer la conséquence de la mutation sur la protéine WAS. 2. Transmission de la maladie On cherche à présent à connaître le mode de transmission du gène was afin de pouvoir prédire le risque de sa transmission. L’arbre généalogique d’une famille touchée par ce syndrome est présenté dans le document 3. On précise que l’allèle malade n’a jamais été détecté dans les familles des individus I-2, II-1 et II-6. 15BH2SAG1 Page 2 sur 10 2.1 A l’aide du document 3, déterminer si l’allèle sain du gène was est dominant ou récessif par rapport à l’allèle muté. Justifier. 2.2 Déterminer si ce gène est porté par un autosome ou un gonosome en justifiant la démarche. 2.3 La femme II-5, enceinte d’un garçon (III-5), craint que son enfant soit atteint. Calculer la probabilité pour qu’il le soit. Le document 4 présente une représentation schématique du chromosome porteur du gène was. 2.4 Reproduire sur la copie la représentation schématique du document 4 et l’annoter à l’aide des éléments suivants : bras court, bras long, centromère, télomère, chromatide. 2ème partie : Conséquences pathologiques du